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Pinocchio
 

Des détenteurs de mensonges médiatiques pour 2012 ?

La campagne qui s’en vient s’annonce rude.

La situation de crise qui favorise les propos démagogiques et simplificateurs s’accorde mal avec la pédagogie nécessaire à la compréhension des questions complexes du moment (dette, Europe, Euro, immigration. Éducation, etc…)

Sommes-nous assez bien équipés pour décrypter les demi-vérités, des trois-quarts de mensonges et autre malhonnêteté intellectuelle dans le débat public ?

Rien n’est moins sur, même si les éléments de langage et autres opérations de communications sont de moins en mois subtils et de fait plus facilement reconnaissable par les citoyens un peu informés.

A preuve l’opération de communication de l’UMP sur le programme du PS ou les ministres eux-mêmes sont venu décrire, en trois minutes chacun – figure imposée par les communicant de l’UMP –  l’apocalypse si le dixième du programme socialiste était appliqué avec force de chiffres volontairement erronés.

Au PS également, les candidats à la primaire se sont laisser aller, comptant probablement sur la mansuétude de la presse dite amie pour relayer – tel un Figaro de gauche – la bonne parole sans trop être regardant sur la véracité des propos et la justesse des chiffres.

Aussi, saluons et supportons les initiatives journalistiques de la presse officielle de plus en plus structurés et systématiques de vérifications des propos et argumentaires, parfois en live (fast-checking) des chiffres, des assertions et vérités proclamées dans le débat publique.

Citons notamment le détecteur de mensonges du JDD , même si la chronique n’est pas disponible sur papier pour l’instant.

Chez libération, un blog et un dossier  y sont consacrés.

Quant au Monde.fr, un blog
Pas d’initiative de ce genre au Figaro pour l’instant.

Notons également sur ce sujet, le site ‘Arrêt sur Image’ qui a pour vocation de décrypter le traitement médiatiques du débat publique et qui a consacre son émission de la semaine du 7 Octobre dernier (accès sur abonnement) sur ce sujet en regroupant quelque uns des acteurs de cette nouvelles activités journalistiques.

On y apprend de la bouche des journalistes qui sont dédiés à cette activité que si les hommes politiques de droite réagissent parfois mal (voir le cas d’école de Géant sur son interprétation des échecs scolaires des enfants d’immigrés), les hommes politiques de gauches s’attaquent curieusement plus violemment aux journalistes quand ils sont contredits.

Ah oui, quand même, à la question de savoir si tous les partis mentent autant, la réponse des journalistes de Libération présents est… non ; au centre, non seulement on ment moins qu’ailleurs, mais en plus quand des contre-vérités ou erreurs sont professées puis corrigées, les centristes et Bayrou en particulier n’ont pas de problème à le reconnaitre publiquement.

Phénomène rarissime, parait-il.

Si Libération le dit …

Nicolas

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