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Francophonie
 

La Francophonie au cœur des futurs enjeux des nouveaux députés des français de l’étranger

Un député légifère, représente et examine. Il vote des lois en tant que représentant des concitoyens de sa circonscription et exerce un rôle de contrôle sur les actions du gouvernement. Jusqu’ici, rien de nouveau. Mais qu’est ce que vont faire les députés des français de l’étranger ? La même chose, et plus… Sauf cas de parachutages, ces nouveaux députés vont être en mesure, de part leur expérience et leur réseau à l’étranger, d’apporter des idées nouvelles pour la France à travers l’Assemblée Nationale. Il faut aussi qu’ils aient une envie profonde de nous représenter et d’enrichir la France du fruit de nos différences. A quoi cela peut-il ressembler, me direz-vous ? Un des aspects qui me semble particulièrement important passe par le soutien actif de la Francophonie, au sens large du terme.

Qu’est ce que la Francophonie

Ainsi, nous célébrons aujourd’hui la Journée Internationale de la Francophonie. Mais qu’est ce que la Francophonie ? L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) se présente de la manière suivante : « Forte d’une population de plus de 890 millions d’habitants et de 220 millions de locuteurs de français de par le monde, l’OIF a pour mission de donner corps à une solidarité active entre les 75 États et gouvernements qui la composent (56 membres et 19 observateurs) – soit plus du tiers des États membres des Nations unies. La Francophonie est le dispositif institutionnel qui organise les relations politiques et de coopération entre les États et gouvernements de l’OIF, ayant en partage l’usage de la langue française et le respect des valeurs universelles ».

Plus qu’une communauté de langue

Dans un monde en crise (financière, économique, géopolitique, climatique, sante publique…), la Francophonie ne peut plus se contenter d’être perçue que comme une belle et grande idée, sans que l’on sache vraiment, au moins au niveau des citoyens francophones, ce qu’elle signifie ou ce qu’elle fait. Elle a besoin d’encore plus de pragmatisme, de faire plus parler d’elle, d’être au premier plan, ce qui nécessite un fort soutien politique. Le constat n’est pas neuf, d’autres l’ont fait bien avant moi. Le dernier rapport du Secrétaire General Abdou Diouf fait état de franc succès en cet anniversaire des 40 ans depuis la signature du traité de Niamey en 1970 (année de la naissance officielle de la Francophonie). A l’occasion du Sommet de Montreux en 2010, il a d’ailleurs été élu pour la troisième fois à la tête de l’OIF, définissant ses grandes missions de la manière suivante :

– Promouvoir la langue française et la diversité culturelle et linguistique

– Promouvoir la paix, la démocratie et les droits de l’Homme

– Appuyer l’éducation, la formation, l’enseignement supérieur et la recherche

– Développer la coopération au service du développement durable.

La Francophonie dispose d’un organe consultatif, l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF). Le saviez-vous ? Elle a pour objectif, entre autres, de « représenter auprès des instances de la Francophonie les intérêts et les aspirations des peuples de l’espace francophone ». La section française de l’APF est présidée par Mme Henriette Martinez, députée des Hautes Alpes. Vous pouvez consulter la composition du bureau de cette section qui comprend environ 19 députés et sénateurs, en plus d’une longue liste de « membres ».

Nos représentants dans cette organisation

Nous voyons bien qu’il existe une possibilité de simplification logique, claire et nette : faire des 11 députés et 12 sénateurs des français de l’étranger des membres du bureau de la section française de l’APF, de-facto. Aujourd’hui seuls 4 sénateurs sur 12 en font partie, alors qu’ils sont les plus directement concernés par les relations entre la France et l’étranger. En travaillant avec le réseau des conseillers de l’Assemblée des Français de l’Etranger, ces 23 parlementaires pourraient soutenir certains projets de l’OIF et ainsi renforcer la structure politique nécessaire à la réussite de ses missions. « Think Global, Act Local » dit-on ? Cet ensemble AFE/parlementaires/diplomates peut devenir un groupe puissant pour permettre à la France de maintenir une place et une influence de premier plan sur la scène internationale, en optimisant et généralisant deux éléments clefs jusqu’à présent relativement inédits : une contribution plus directe et organisée des français de l’étranger à la vie politique de la France à travers leurs élus, et une implication de ces élus dans des missions relatives à la Francophonie.

En étant membres d’office du bureau de la section France de l’APF, ces nouveaux parlementaires pourraient ainsi proposer, ensemble et au delà des partis,  des diagnostics, des principes et une stratégie au service de nos concitoyens, de la Francophonie et de la France.

Je voudrais prendre l’occasion de cette élection pour témoigner mon enthousiasme et mon engagement à mettre toute mon énergie au service de la Francophonie. Si les électeurs d’Amérique du Nord me font confiance en m’élisant au mois de Juin, une de mes priorités sera de réunir l’ensemble des parlementaires représentant les français de l’étranger pour pouvoir proposer ensemble des diagnostics, des principes, une stratégie et des solutions au service de nos concitoyens, de la Francophonie et de la France.

Carole Granade

Candidate aux Elections Législatives

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