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Croatie
 

Aujourd’hui, nous voilà 28

28 pays dans la grande famille de l’Union Européenne.

Cette adhésion de la Croatie peut paraître anecdotique; elle ne fait pas la une des journaux. Cependant, elle est révélatrice pour moi de cette Europe en perpétuelle construction, comme une nouvelle brique dans ce chantier Européen.

Tout d’abord, ce nouveau membre nous rappelle que, malgré toutes les critiques (justifiées ou non), malgré tout ce que l’on peut entendre sur elle, l’Union Européenne reste attractive, et actuellement, cinq autres pays sont candidats à l’adhésion.

Aujourd’hui, ce nouveau membre, c’est la Croatie, pays de l’ex-Yougoslavie, qui, il n’y a même pas vingt ans subissait encore la guerre sur son sol. À trop se focaliser sur ce qui ne marche pas, on n’oublie trop souvent ce que l’UE nous a apporté : paix, stabilité, fraternité. Oui, l’Union Européenne mérite son prix Nobel de la Paix reçu l’année dernière, en reconnaissance de tous les progrès accomplis.

Mais ne nous voilons pas la face : il reste d’énormes défis à relever. L’Europe est en crise; une crise économique mais surtout démocratique. Il est urgent de redonner la parole aux citoyens, de les rendre concernés par le projet européen, de leur faire sentir que leur voix peut compter. Il faut restaurer le « pacte démocratique européen ».

Personne ne peut nier la nécessité de l’Union européenne. Nous le voyons aujourd’hui lorsqu’il s’agit de traiter avec la Chine (affaire des panneaux solaires), les États-Unis (affaire Snowden) ou même les plus grandes multinationales (Google, Microsoft, …) : la France ne peut plus peser dans le monde actuel qu’au sein de l’Union Européenne. Cette nécessité ne doit pourtant pas nous faire croire que tout est permis, que cette Europe nous est dû.

Non, l’Europe ne peut être l’éternelle bouc-émissaire de nos politiques.

Non, l’Europe ne peut pas résoudre tous nos problèmes franco-français.

Mais oui ! l’Europe doit répondre aux sujets qui sont transnationaux : l’écologie, une stratégie industrielle européenne, une politique monétaire européenne, …

Oui, cette réponse doit être l’expression de la volonté des citoyens européens.

Oui, nous devons encore et encore réinventer cette Europe, avec cette idée qui nous est chère, ici, chez les démocrates d’Amérique du Nord : se rassembler autour des idées et des projets, pour aller au delà des querelles partisanes ou nationales.

 

Stéphane Sockeel – MoDem Canada

 

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